Les différences entre une cheerleader et une pom-pom girl sont souvent liées aux nuances culturelles. Mais en France, comme aux États-Unis, les deux pratiques sont bien distinctes. Bien que les termes « cheerleader » et « pompom girl » soient souvent utilisés de manière interchangeable, il existe certaines distinctions bien identifiées.

Pom pom et cheerleading : deux sports différents

En France, on a souvent tendance à confondre les deux disciplines. En effet, elles ont pour point commun de tirer leurs origines de l’activité sideline. Les pompoms et les cheerleaders sont, à la base, consacrés à supporter les équipes d’autres sports (foot US, basket, rugby…).

Le cheerleading : un sport officiel

Partner Stunt en cheerleading

Les cheerleaders et les pompom girls ont des styles de performance différents. Les routines de cheerleading incluent des acrobaties, des chants, des sauts et des portés. Les cheerleaders travaillent souvent en groupe pour exécuter des figures complexes et des pyramides humaines. Le cheerleading s’apparente beaucoup plus à la gymnastique acrobatique (« acrosport ») et incorpore des éléments de tumbling. Il est possible de pratiquer le cheer en club, souvent via la Fédération Française de Football Américain (FFFA), et de participer à des compétitions qui suivent un règlement précis.

Pom pom girl : une pratique souvent étudiante

Pompoms girls bleues

La pom pom girl met davantage l’accent sur la danse et le divertissement. Sa routine est plus souvent axée sur la chorégraphie et les mouvements synchronisé et gracieux, avec des éléments de danse. Les pom pom girls réalisent des performances avec leurs pompons, en se concentrant sur l’esthétique et le spectacle visuel.

En France, c’est souvent au travers des associations étudiantes que les athlètes sont amenés à pratiquer le pompon. La confusion est parfois faite dans la terminologie pom pom/cheerleading car les étudiants incorporent souvent des éléments propres au cheer dans leurs chorégraphies. C’est pourquoi nous parlons de « cheer étudiant » sur cheer-france.fr. Le but, pour les équipes, est d’être le plus impressionnant possible lors des compétitions étudiantes de cheer où s’affrontent les écoles supérieures.

Il est possible de trouver des clubs de pompon en dehors du circuit étudiant. Il vaut mieux alors se tourner vers la Fédération Française de Twirling Bâton ou bien vers les clubs indépendants. Nous ne traitons pas cet aspect sur cheer-france.fr.

Le performance cheer : une discipline hybride ?

Une troisième discipline, appelée performance cheer est, à l’instar du cheerleading, administrée par la FFFA. La FFFA s’appuie sur la terminologie officielle de l’International Cheer Union (ICU), qui représente le cheerleading à l’échelle mondiale, notamment auprès du comité olympique.

Le performance cheer, également appelé « freestyle pom » et parfois « cheerdancing », met en scène une chorégraphie de danse athlétique où les danseurs et danseuses manient le pompon. Contrairement au pompon « classique », le but n’est pas de supporter une équipe ou d’animer un événement. Ici, l’objectif est d’être le plus synchronisé, en présentant des mouvements (motions) impressionnants afin de convaincre les juges lors des compétitions. Une véritable performance sportive. En France, la plupart des clubs proposant du performance cheer se trouvent en région Bourgogne-Franche-Comté ou dans la région lyonnaise et stéphanoise.

Le cheerleading est plus ancien

Les cheerleaders ont une histoire plus ancienne et sont souvent associées aux équipes sportives des écoles et des collèges aux États-Unis. Elles ont émergé dans les années 1880 et sont devenues populaires en tant qu’encourageantes et soutenant les équipes sportives. Les cheerleaders sont généralement responsables de l’animation de la foule, de la création de chorégraphies, de chants et de spectacles acrobatiques lors des matchs. Elles ont également des compétitions de cheerleading.